Dans son « investment outlook » de Novembre 2010, Bill Gross, en tant gros créancier de la dette américaine, donne son avis sur l’avenir de la dette. Ses propos sont lapidaires et affirmatifs.

Certes, nous avions une analyse comparable depuis quelques temps mais cette analyse tranche réellement en remettant en cause la stratégie combinée de taux bas et de rachat d’actifs du quantative easing (planche à billet) dans laquelle la FED. s’est lancée. En quelques mots, l’issue d’une telle stratégie, telle une chaîne de PONZI, est connue à l’avance : l’effondrement.

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Une chaîne de PONZI est le système employé par Bernard MADOFF pour afficher des performances incroyables pendant de longues années jusqu’à l’effondrement inévitable. Le principe est celui d’une pyramide / chaîne ou se sont les contributions des derniers investisseurs qui servent à rembourser et a payer les intérêts des investisseurs précédents.

La FED fait de même en créant une croissance sans fondement, sous perfusion des taux bas : la planche à billet injecte des milliards dans le système économique, mais sans réelle création de richesse. La FED créée de la croissance avec de l’argent qui n’existe pas … Tout va pour le mieux, jusqu’au jour ou le pot aux roses est découvert, jusqu’à ce que les investisseurs suivants refusent de contribuer à cette chaîne ou demandent des taux de rémunération plus important pour rémunérer un risque toujours plus grand.

Voici quelques extraits : « Nous sommes, et certains gouverneurs de la Fed l’admettent publiquement, dans une « trappe à liquidité », où les taux d’intérêt ou de billions de dollars en achats d’actifs issus du « quantitative easing » ne peuvent pas stimuler les emprunts ou autres prêts car la demande des consommateurs est tout simplement pas là. Échapper à une trappe à liquidité est peut être impossible, un peu comme la lumière pris au piège dans un trou noir. »

« la mise en route de la planche à billet n’est pas l’ami des porteurs d’obligations, il est en effet inflationniste, et, à vrai dire, un peu d’une chaîne de Ponzi. La dette publique, en fait, a toujours eu une caractéristique Ponzi-like. Certes, les États-Unis a, à certains moments, payé sa dette nationale, mais il y avait toujours de l’hypothèse que tant que les créanciers pourraient être trouvées pour rembourser sur les prêts existants – et en acheter de nouveaux – le jeu pourrait continuer indéfiniment. Les pays souverains ont toujours admis implicitement que la dette existante ne serait jamais payé car ils « poussent » à sortir de l’impasse apparente, ce qui permet la prospérité future de payer pour financer continuellement d’aujourd’hui.

Source : Leblogpatrimoine

 


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