Les Ukrainiens de l'Est ont commencé dimanche à se rendre aux urnes pour décider du sort de leur région, un vote jugé "illégal" par Kiev et l'Occident mais qui pourrait déboucher de facto sur une sécession historique de cette partie du pays

 

 

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Les autorités de Kiev dénient toute légitimité au référendum et qualifient les séparatistes pro-russes de "terroristes" appuyés par Moscou. 

Plus de sept millions d'Ukrainiens de l'Est sont appelés à se prononcer sur l'"indépendance" des "républiques populaires" autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, deux régions frontalières de la Russie, où les insurgés contrôlent les principales villes. 

Il est 07H45 (04H45 GMT) boulevard Pouchkine à Donetsk, la plus grande ville de la zone pro-russe. Victoria Petrovna est arrivée en avance car pour elle, "c'est un jour important. On nous dit de venir voter donc il est essentiel de le faire". 

"Nous vivons des moments très importants", souligne-t-elle. Sur les bulletins, imprimés à la hâte par les rebelles pro-russes, figure la question: "Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Donetsk?" ou "Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Lougansk?". "

Tout se passe comme nous l'avions prévu, tout était prêt, les bureaux ont ouvert à l'heure, et il y a du monde qui vient voter", s'est pour sa part félicité Nicolas Tsonsev, l'un des responsables de l'organisation du référendum à Donetsk. 

"Nous venons nous battre pour nos droits et devenir indépendants. Nous sommes heureux que l'on nous donne le droit de nous exprimer. Si nous sommes indépendants ce sera dur au début mais c'est toujours mieux que d'être avec des fascistes", souligne Tatiana, 35 ans, fleuriste. 

Si le résultat du scrutin ne semble guère faire de doute, la participation reste incertaine. A Slaviansk, le maire autoproclamé Viatcheslav Ponomarev a promis samedi une "participation de 100%". 

A Donetsk, le chef de la commission électorale de la république de Donetsk Roman Lyaguine, a parlé de "millions" de votants. Quoi qu'il en soit, "aucune participation minimale n'est fixée pour valider le vote", a-t-il souligné.

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