dimanche 18 mai 2014

Le déclin inéxorable des abeilles aux États-Unis

Les abeilles continuent de mourir à un rythme inquiétant aux États-Unis. En fait, les pertes sont si importantes que leur survie à long terme n'est plus du tout assurée, souligne un nouveau rapport gouvernemental américain. 
Selon les données publiées jeudi par le ministère américain de l'Agriculture (USDA), la mortalité a éliminé pas moins de 23,2 % des colonies au cours de l'hiver qui vient de se terminer. Ce taux est cependant légèrement moins élevé que celui de l'hiver précédent, au cours duquel 30 % des colonies avaient disparu. 

disparition-abeille



Reste que selon l'USDA, les taux de mortalité des dernières années sont tellement élevés qu'ils compromettent littéralement la survie des abeilles à long terme. Sans que les experts s'accordent sur un facteur déterminant, quelque 30,5 % en moyenne des colonies d'abeilles meurent chaque année depuis l'hiver 2006-2007. 

Le risque que cela représente pour la population est d'ailleurs bien réel, puisque pas moins de 25 % des cultures américaines dépendent directement de la pollinisation des abeilles. La Californie, l'État le plus gourmand en abeilles, est le plus touché par ces pertes. Pour sa seule production d'amandes, cet État de l'ouest des États-Unis a besoin de 1,5 et 1,7 million de colonies, soit 60 % des abeilles élevées dans le pays. 

Déclin rapide 

Les abeilles, dont le nombre disparaît dangereusement, sont responsables, par leur pollinisation, de plus d'un tiers de notre alimentation. Au total, ce sont 80 % des plantes à fleurs qui sont pollinisées par les insectes comme les abeilles, les bourdons ou encore les papillons. 

Mais depuis quinze ans, le nombre d'essaims disparaît mystérieusement sur toute la planète, un phénomène baptisé Syndrome d'effondrement des colonies. Le taux de mortalité des abeilles est d'environ 30 % chaque année depuis 2007 en Europe. Et le phénomène prend aussi de plus en plus d'ampleur en Amérique du Nord. 

Ce processus a été imputé à tout un faisceau de causes, à commencer par les pesticides, d'où la décision de la Commission européenne d'en interdire plusieurs l'an dernier. 

En 2011, le programme des Nations unies pour l'environnement avait dénombré douze facteurs pouvant expliquer la mortalité des abeilles, surtout dans l'hémisphère nord industrialisé : outre les pesticides, il pointait surtout du doigt la pollution de l'air, la réduction du nombre de plantes à fleurs et un parasite mortel (le varroa). D'autres spécialistes blâment l'extension de la monoculture, qui amenuise la diversité de la flore nécessaire aux abeilles, et du même coup leur résistance immunitaire.

Commentaire : La disparition « mystérieuse » des abeilles recèle en fait de moins en moins de mystère

Elle est sans doute le résultat d'une conjonction de facteurs délétères. Comme le dit très justement M. Neumann, du Centre agroscope Liebefeld-Posieux (Berne, Suisse) : « on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte ». 

Voici une liste non exhaustive des causes participant à la disparition des abeilles : 

les flaques d'eau toxiques 
les insecticides et champignons pathogènes 
les pesticides 
Les ondes electro-magnétiques 

Une autre facteur très important : la qualité de l'alimentation des abeilles. Comment s'étonner en effet que les abeilles succombent plus facilement aux agressions extérieures, quelles qu'elles soient, lorsque par souci de productivité et d'exploitation commerciale, on leur soutire constamment leur miel (qui constitue leur aliment principal ) pour leur donner à la place... du sucre industriel, bio, ou pas.
Ledevoir
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Commentaires sur Le déclin inéxorable des abeilles aux États-Unis

  • M Neumann a si bien dit. Comme les contraction d'une femme qui accouche,
    au 10 minutes, au 7 minutes, au 5 minutes, au 2 minutes et continuel. Jusqu'au
    moment de la naissance. A qu'elle moment croyez vous que nous sommes sur cette terre? Cette citation viens de Jésus Christ. Il connaissait l'avenir mieux que tous, car il
    était au commencement de la création avec Dieu.

    Posté par michel06, dimanche 18 mai 2014 à 19:00 | | Répondre
  • Si les abeilles disparaissent,c'est la vie qui fou le camp,je n'arrive pas a comprendre pourquoi la France n'interdit pas tous les produits censees faire du mal a celle-ci , surtout quand on connait l'importance que representent l'abeille dans le cycle de la vie, son miel est medicament pour l'homme et l'homme lui rend du poison car le fric,le fric,le fric est la et on ne voit plus le reste,malheureusement.......

    Posté par sanrace, dimanche 18 mai 2014 à 20:48 | | Répondre
  • Ça me fait de la peine.. Des fois je me dit que la planète irai mieux sans la race humaine... On détruit tout ce qu'on touche, on pollue, on tue (non rectification, on extermine) quasiment toutes espèces animales, on s’entre-tue entre humains aussi.. N'y a-t-il vraiment pas de gens bien ? Équilibrés ?

    Posté par Emma27, lundi 19 mai 2014 à 13:06 | | Répondre
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