Il s'agit d'un exemple honteux de propagande corporatiste présenté comme une étude scientifique. Et les médias on bien entendu tout avalé. Vous avez sûrement vu cette nouvelle : on la trouvait partout. Les principaux titres évoquaient : « une grande étude confirme que les vaccinations des enfants sont sans danger » ou ce titre de USA Today : « Une étude montre que les effets secondaires des vaccins sont extrêmement rares » (ou ici, dans le Huffington Post). 

 

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Cette dernière « recherche » est destinée à « redonner confiance aux parents », ainsi qu'à contrer toute « la désinformation qui circule à propos des vaccins » disent les auteurs. Mais, ils ne sont pas parvenus à camoufler tous les faits, et c'est comme cela que j'ai découvert la vérité choquante qui se cache derrière les gros titres de l'étude. 

Sachant que le bateau de la vaccination est en train de couler, Big Pharma fait tout ce qu'elle peut pour le maintenir à flot parce que de plus en plus de parents s'interrogent sur la sécurité des vaccins. 

Ce qui vient d'être publié dans la revue Pediatrics est une tentative éhontée de présenter les choses en faveur des fabricants de vaccins et de leurs produits. Mais quand on se donne la peine de se pencher sur la véritable histoire, on se rend vite compte que ce que disent ces gens ne tient guère la route. Les chercheurs se sont mis à « rassurer » les parents sur la sécurité des vaccins, parce qu'ils estiment que c'est important pour la santé de la population. Et pour ce faire, ils ont repris des données d'études publiées, des fabricants de vaccins, du CDC et des rapports d'autres agences fédérales. 

Et leur conclusion qui a fait tous les gros titres des médias, c'est que « les vaccins sont très sûrs.» 

Mais attendez, il existe quelques éléments qui permettent de jeter cette conclusion par la fenêtre. Les chercheurs ont commencé avec 20.000 études, mais seules 67 d'entre elles furent utilisées pour leur rapport. On peut donc vraiment parler de sélection très spéciale (cherry-picking) de leurs données ! 

Mais voici ce qui fait que tout ceci revient à une vaste blague. Et si la chose n'était pas si grave, on pourrait en éclater de rire. Les chercheurs ont « oublié » tous les rapports qui ont été envoyés au VAERS - The Vaccine Adverse Event Reporting System ! (Système officiel américain d'enregistrement des effets secondaires des vaccins). Est-ce que l'on plaisanterait ? Ces chercheurs font une étude sur la sécurité des vaccins et ils ne prennent même pas la peine d'y inclure les rapports d'effets secondaires des vaccins envoyés à cet organisme fédéral! 

Le VAERS a été mis en place et est géré par le Centre de Contrôle des Maladies (CDC) et l'Agence américaine des médicaments (FDA) pour recueillir des données ayant trait aux effets indésirables des vaccins. En outre, les fabricants de vaccins doivent, de par la loi, rendre compte des effets secondaires, et ils connaissent tous l'existence du VAERS. 

Le VAERS reçoit plus de 30.000 rapports par an et précise que 13% d'entre eux sont « graves » : des choses comme handicaps, maladies mortelles ... et décès. Depuis le début de la collecte de données, le VAERS a reçu plus de 200.000 rapports. 
Et comme par magie, aucun de ces rapports ne figure dans cette « étude »... 

Les chercheurs ont voulu se donner l'assurance qu'ils agissaient comme s'ils faisaient leur travail. Tout cela, on peut le concevoir si on n'y regarde pas de trop près. Ils ont donc inclus une brève mention de ce qu'ils appellent « des effets secondaires rares mais réels ». Des choses comme le vaccin ROR qui provoque des convulsions, ou le vaccin contre la grippe qui provoque des diarrhées ou le vaccin contre le rotavirus qui donne des troubles intestinaux graves aux enfants. 

Eh bien, c'est certainement « rassurant » ! 

Mais voici la cerise sur le gâteau qui va expliquer beaucoup de choses : neuf des 10 auteurs de cette étude proviennent de la corporation RAND : c'est le « think tank » (cellule de réflexion) la plupart du temps financé par le fédéral qui produit les études « officielles » pour soutenir ses sponsors.Et... deux grands « clients » du RAND sont GlaxoSmithKline et Merck (voir notamment le rapport annuel de 2013 du RAND et cetteautre page de leur site) ! 

Ces nouvelles ne feront malheureusement pas la Une des journaux. Parce que si la chose arrivait, les gros titres des journaux devraient quelque peu ressembler à ceci : 

« Une étude sponsorisée par Big Pharma prétend que ses vaccins sont sûrs tout en ignorant 200.000 rapports d'effets secondaires. » 

Et si ça se produisait, je doute que nous n'ayons jamais eu à raconter cette histoire.