« Nous, acteurs du numérique, sommes contre la surveillance généralisée d’Internet ». Ainsi commence l’appel du mouvement « Ni pigeons, ni espions », qui a recueilli plus de 600 signatures pour protester contre la loi sur le renseignement, qui doit être votée le 5 mai à l’Assemblée nationale.

De grands hébergeurs comme OVH ou Gandi, des fournisseurs d’accès à Internet, des start-up comme Capitaine Train, des médias comme Libération et Mediapart ou encore des organisations comme le Conseil national du numérique font partie des signataires, qui dénoncent une loi « inefficace », mais surtout « dangereuse pour la croissance ».

La fronde a commencé avec les hébergeurs, le 9 avril. En ligne de mire : les « boîtes noires » que le projet de loi prévoit d’installer chez les fournisseurs d’accès, les hébergeurs et les grandes plateformes. Ce dispositif d’analyse automatique de données est censé, selon la formule du projet de loi, « révéler une menace terroriste ».

« Imposer aux hébergeurs français d’accepter une captation en temps réel des données de connexion (...), c’est donner aux services de renseignement français un accès et une visibilité sur toutes les données transitant sur les réseaux », expliquaient alors cinq hébergeurs – dont OVH, le principal hébergeur français – dans une tribune commune.

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« Ni pigeons, ni espions »

 

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