Wal-Mart a annoncé vendredi la fermeture de 269 magasins, dont plus de la moitié aux États-Unis et plusieurs sur le marché brésilien, qui connaît des difficultés.

Pas moins de 154 des fermetures annoncées vendredi auront lieu aux États-Unis, un chiffre qui comprend 102 plus petits magasins appelés Wal-Mart Express, qui ont été ouverts en 2011 dans le cadre d’un projet pilote.

Le détaillant ferme aussi 60 magasins déficitaires au Brésil, qui représentent environ cinq pour cent de ses ventes sur ce marché. Wal-Mart exploite 558 magasins au Brésil, avant les fermetures, et y a connu des difficultés, tout comme l’économie locale. Sa stratégie de «bas prix de tous les jours» n’a pas su résister aux fortes promotions de certains rivaux.

Les 55 autres magasins qui fermeront leurs portes se trouvent ailleurs en Amérique latine.

Nous nous sommes plutôt habitués à ce soit que d’autres détaillants majeurs qui ferment leurs portes, mais là, c’est Wal-Mart.

Wal-Mart ne recule pas. Pendant des décennies, Wal-Mart n’a jamais cessé de progresser. c’est un mastodonte qui s’est développé de façon agressive et qui a impitoyablement écrasé la concurrence.

J’ai été très surpris lorsque j’ai appris qu’ils allaient fermer 269 magasins. Si vous voulez savoir si votre magasin local est en danger, vous pouvez consulter la liste complète ici.(pour Amérique)

Globalement, 10.000 employés de Wal-Mart seront touchés. Je pourrais comprendre la fermeture de quelques magasins sous-performants, mais si l’économie américaine se porte vraiment bien alors ça n’a absolument aucun sens de fermer des centaines de magasins.

Mais que se passe t-il dans la tête de Sam Walton ?

La vérité est que l’économie américaine est en grand danger. Nous sommes déjà entrés dans la prochaine grande crise, mais la plupart des localités à travers le pays n’ont toujours pas récupéré de la dernière. En fait,le Wall Street Journal rapporte que 93 % de l’ensemble des comtés aux États-Unis “n’ont pas réussi à se remettre complètement” de la dernière récession…

Après plus de six ans de croissance économique, 93% des comtés aux États-Unis n’ont pas réussi à se remettre complètement du choc engendré par la dernière récession.

Au plan national, 214 comtés, soit 7% des 3069, avaient retrouvé l’année dernière leurs niveaux d’avant la récession sur quatre indicateurs: l’emploi total, le taux de chômage, la taille de leur économie et la valorisation des biens immobiliers, selon une étude de l’Association nationale des comtés publiée mardi.

Les prochaines semaines vont être très intéressantes à observer. Les fondamentaux économiques continuent de se détériorer, et les marchés financiers commencent enfin à être rattrapés par la réalité économique.

Comme l’effondrement de Wall Street s’accélère, nous allons assister à une augmentation de ventes paniques et de liquidations forcées. Dans le passé, l’homme avait la mainmise sur les commandes pendant les krachs boursiers, mais aujourd’hui, les machines prennent plus de décisions que jamais. Ce qui suit provient de CNBC

robots-traders 

 

La nouvelle ère des marchés est résolument différente: Plutôt que d’assister à une cacophonie bouillonnante, les agressives corrections comme celles que nous vivons actuellement sont dirigées par de véritables métronomes sans visage qui génèrent des ordres ayant pour conséquence de déclencher de forts mouvements et des milliards de pertes.

Au milieu de tout cela, les anciens acteurs de marché se questionnent sur le moment où la tendance des marchés se renversera non pas par le nouvel optimisme des traders, mais plutôt par les algorithmes qui génèrent des signaux d’achat plutôt que des signaux de vente.

“on dirait que les programmes à la vente s’empilent les uns aux autres “, a déclaré Michael Cohn, stratège en chef chez Atlantis Asset Management, un cabinet spécialisé à New York.

Plus tôt dans la journée, un article rédigé par Michael Pento et intitulé “Une récession pire qu’en 2008 arrive” a été publié sur CNBC. En voici un court extrait…

recession 

 

Aux Etats-Unis, une récession a lieu à peu près tous les 5 ans, en moyenne, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale; et la dernière date de 7 ans déjà – nous avons donc du retard.

Plus important encore, L’écart moyen à la baisse entre le sommet et le creux du marché lors des 6 dernières récessions a été de 37 %. Cela conduirait le S&P 500 sous les 1300 points; si cette prochaine récession reproduisait cette moyenne.

Mais cette récession sera pire.

Si les actions chutaient de 37 %, elles seraient considérées comme “valorisées de façon normale” par rapport aux standards historiques. Il est possible qu’elles puissent tomber encore beaucoup plus bas.

Et bien sûr, les marchés sont si fragiles actuellement que n’importe quelle situation de catastrophe ou d’urgence pourrait provoquer un effondrement dans des proportions épiques.

Avez-vous le sentiment que quelque chose de vraiment négatif puissent arriver ? C’est quelque chose que j’ai entendu dire par des gens que je respecte, et je voudrais savoir si c’est un phénomène plutôt répandu. Si vous avez ressenti quelque chose d’identique, alors n’hésitez pas à poster un commentaire ci-dessous …

Sources : theeconomiccollapseblog - businessbourse

Walmart_supercentre_brockville