Avant 2008, Peter Schiff était beaucoup critiqué pour ses mises en garde contre un effondrement économique. Il nous a entre autres expliqué que les dépenses des consommateurs avaient plafonné, que les actions étaient surévaluées et que les mauvaises pratiques d’émission de prêts feraient imploser le système bancaire. Plutôt que de lui prêter attention, les plus gros noms des médias financiers grand public l’ont discrédité pour avoir osé s’opposer aux arguments officiels. Peu de temps après, ce qu’avait prédit Schiff est arrivé.

Il continue aujourd’hui de nous dire que l’économie est sur une pente descendante et que, cette fois-ci, nous ne pourrons plus l’arrêter. Toutes les mesures d’urgence mises en place par le gouvernement suite à l’effondrement de 2008 ont été de simples solutions temporaires. La lumière au bout du tunnel qui a officiellement été qualifiée de reprise est, selon Schiff, un train en approche. Et si les prévisions qu’il a présentées dans sa plus récente interview est aussi correcte que ses prévisions de 2007, le train est sur le point de dérailler.

 

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“Nous n’avons plus de sous. Nous vivons de la dette. Nous avons traversé une transformation de grande importance de l’économie américaine. Voyez le nombre d’Américains qui bénéficient de coupons repas, d’allocations chômage et d’aides aux personnes handicapées.

L’économie a implosé. Si le sol ne s’est pas encore effondré sous nos pieds, c’est parce que nous avons encore la possibilité de nous endetter davantage. Mais l’effondrement est proche.”

Fondamentalement, les Etats-Unis sont moins bien lotis aujourd’hui qu’ils l’étaient avant la crise. Leur dette nationale continue de grimper, et de la monnaie continue d’être créée à partir de rien. Tout n’est plus qu’une question de temps.

Comme le note Schiff, bien que les statistiques du gouvernement suggèrent que les Américains épargnent à nouveau et que les consommateurs recommencent à dépenser, une majeure partie des gens ont une valeur nette négative. Et beaucoup d’entre eux ne réalisent pas ce qui se passe.

J’ai pu lire une statistique selon laquelle l’Américain moyen aurait une valeur nette de moins de 5.000 dollars. C’est pathétique. Nous n’avons plus de sous. Et la réalité est pire encore. Si nous prenions la dette nationale et la divisions par le nombre d’habitants, l’Américain moyen aurait une valeur nette négative, parce que le gouvernement a emprunté en son nom bien plus que ce que l’Américain moyen est susceptible d’épargner.


Ce qui se passe aujourd’hui est tout à fait ce que nous aurions pu anticiper. Je ne vois nulle part une reprise économique réelle, moins encore aux Etats-Unis.< Nous dépensons plus, mais ce n’est pas parce que nous générons plus de capital. Nous générons plus de dette. Nous avons recours à de l’argent emprunté pour consommer, et nous nous sentons temporairement plus riches parce que nous dépensons. Mais il nous faudra un jour payer la facture.

Nous devrons le faire très bientôt. A l’heure actuelle, les taux d’intérêt sont maintenus autour de zéro, ce qui rend possible le remboursement des intérêts de notre dette impossible à rembourser… Mais quand les taux grimperont, nous n’en serons plus capables.

Et la fête sera terminée.

Le problème est, bien évidemment, que ceux qui ont une influence réelle sur la perception publique, comme nos élus ou les médias, ne feront rien. Ils continueront de faire la fête jusqu’à ce qu’elle touche à une fin abrupte. Tous ceux qui oseront les contredire seront qualifiés de lunatiques ou d’extrémistes.

Mais dénigrer ceux qui sonnent l’alarme ne fera rien face à l’inévitable :

Une crise approche… Il y en aura toujours qui diront que « lorsqu’on ne cesse de prévoir une catastrophe, on finit toujours par avoir raison ». Mais il faudrait s’arrêter un instant et essayer de comprendre pourquoi ils le signal d’alarme retentit aujourd’hui.

En revenant sur certains de mes propos et sur ceux de Ron Paul, en voici la raison : ce n’est pas que nous soyons négatifs juste par principe, et nous ne cherchons pas à tirer profit d’évènements négatifs en disant les avoir vus venir.

En observant les événements passés, vous pourrez voir que nous avons eu raison. Malheureusement, nos opinions restent partagées par une minorité. Certains gouvernements ont tout intérêt à les ignorer parce qu’ils sont à l’origine de tous les problèmes. Ils ne veulent pas assumer les conséquences de leurs actes, ou admettre que le problème pourrait être réglé par une réduction du gouvernement. Ce n’est pas ainsi qu’un gouvernement reste au pouvoir. Les gouvernements nous promettent quelque chose contre rien du tout. Ils nous promettent que leur gouvernement est une solution à nos problèmes, par leur cause.

Ils n’écouteront jamais les gens comme Ron Paul, et tenteront toujours de les discréditer en disant « vous dîtes ce genre de chose depuis des années, et jamais rien ne s’est produit ».

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Regardez autour de vous. Les mauvaises surprises s’enchainent. Nous n’avons simplement pas encore traversé l’effondrement ultime. Mais quand il se sera produit, il sera trop tard pour faire quoi que ce soit.

La réalité, c’est que l’économie des Etats-Unis tient à peine debout. Les ventes du Black Friday ont fait peine à voir, et certaines des plus grosses sociétés du monde nous mettent en garde contre une récession. La dette nationale des Etats-Unis est sur le point de franchir les 20 trillions de dollars.

Comme c’était aussi le cas avant la crise de 2008, tous les signaux sont là. Et comme la dernière fois, le marché des actions continue de frôler des records historiques.

Si vous avez gardé les yeux ouverts, vous savez ce qui arrivera ensuite.

Source : 24hgold

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