Dans la foulée d’un début d’année mouvementé sur les marchés financiers, aujourd’hui l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing(Planche à billets), dans les fluctuations des devises et sur des événements mondiaux importants vient d’expliquer à kingworldnews que le risque d’un effondrement majeur est dorénavant plus important qu’il ne l’a jamais été de toute l’histoire

 

 

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Egon von Greyerz fondateur de Matterhorn Asset Management & GoldSwitzerland – Le risque d’un effondrement majeur est dorénavant plus important qu’il ne l’a jamais été de toute l’histoire

Egon von Greyerz: “L’économie américaine s’est merveilleusement bien comportée sur une grande partie de ces 100 dernières années. Sur la première moitié de cette période, le miracle économique était réel. Il y avait une véritable croissance et les investissements étaient essentiellement financés par l’épargne. Les salaires réels augmentaient et le budget était équilibré. Il y avait aussi un excédent commercial et une croissance contrôlée et modérée de la dette. Ce miracle économique américain a commencé à décliner lentement dans les années 1960. En 1961, les Etats-Unis sont entrés dans une course sans fin de 55 années de déficit budgétaire, une tendance désastreuse qui ne s’arrêtera probablement pas au cours des dix prochaines années…

Les excédents sous l’ère Clinton étaient trompeurs puisque la dette a continué d’augmenter durant cette période. Le coût des guerres est toujours un poids énorme sur les finances des empires. La guerre du Vietnam a été très coûteuse et peu à peu l’excédent de la balance courante américaine a commencé à baisser, entraînant une chute du dollar. Lorsque le dollar était adossé à l’or, il était plus difficile d’imprimer de la monnaie. Comme des nations souveraines, conduites par le Général Charles de Gaulle en France, avaient refusé d’accepter l’affaiblissement du dollar comme moyen de paiement pour les américains et qui exigeaient d’obtenir de l’Or à la place, Nixon a alors suspendu la convertibilité du dollar en or et avait décidé de faire du dollar une monnaie flottante. Ce fut une décision désastreuse et le début de la fin du miracle économique américain.

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Et aujourd’hui, 45 ans plus tard, l’Amérique vivrait toujours un miracle économique. Eh bien, c’est plus qu’un euphémisme puisqu’il est devenu totalement incompréhensible qu’un pays puisse survivre avec des déficits budgétaires et commerciaux chroniques et avec des dettes qui augmentent de façon exponentielle tout en sachant pertinemment qu’elles ne seront jamais remboursées en argent d’aujourd’hui.

Comment les États-Unis ont-ils réussi à maintenir cette position totalement unique qui leur permet d’émettre et de vendre de la dette sans valeur qui ne peut être remboursée qu’en émettant davantage de dette ? Imposer au reste du monde l’utilisation du dollar pour le commerce international a été une condition préalable. Mais pour que ce système fonctionne correctement, il est également devenu nécessaire que les Etats-Unis jouent les policiers du système financier mondial afin de sanctionner un pays, une banque ou toute personne qui ne respecte pas les lois et règlements financiers américains. L’autre condition nécessaire et suffisante est d’avoir une armée puissante avec un total de 800 bases militaires américaines dans plus de 100 pays.

Même le puissant empire romain a fini par s’auto-détruire

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Le dilemme est que chaque empire porte ses propres germes auto-destructeurs. Ca s’est vérifié pour tous les empires déchus tels que l’empire persan, romain, mongole ou britannique. En termes très simplistes, une fois que le pays conquis a été pillé de ses ressources et biens gratuits et bon marché, combinés avec une main-d’œuvre pas chère voire réduite à l’esclavage, le vainqueur commence alors à se relâcher puis perd le contrôle et finit par vivre au-dessus de ses moyens en même temps que les ressources s’épuisent. Le conquérant croit encore qu’il peut maintenir ce niveau de vie élevé pour son pays mais c’est alors qu’il doit emprunter et imprimer de la monnaie pour y parvenir. Finalement l’argent vient à manquer et le déclin de la nation conquérante se concrétise. Le dernier acte de désespoir d’un empire en déclin qui possède d’énormes dettes, est souvent de déclencher une guerre. Cela détourne l’attention sur la situation financière du pays et permet d’emprunter encore plus d’argent dans une dernière tentative pour essayer de sauver le pays.

Bien entendu, l’Amérique n’a jamais été un empire dans le sens où ce pays n’a jamais étendu son territoire par le biais d’une guerre, sauf lors d’interventions temporaires ou d’ingérences dans d’autres pays. Initialement, l’empire américain a été construit autour de l’idée de l’esprit entrepreneurial qui a bâti un pays très puissant et la plus grande économie au monde. L’Amérique est devenu le plus grand fabricant de la planète et a dominé le monde pendant de nombreuses décennies. Mais comme mentionné précédemment, la récession a commencé lentement dans les années 1960 et s’est accélérée dans les années 1970 alors que la valeur du dollar déclinait. Peu à peu, au cours des dernières décennies, la puissante industrie américaine s’est détériorée et la plupart des emplois du secteur manufacturier ont été délocalisés en Chine et dans d’autres pays émergents.

En conséquence, les salaires moyens des travailleurs américains n’ont jamais cessé de baisser en termes réels depuis les années 1970. Quand on y pense, c’est plutôt ironique, car les travailleurs américains achètent des produits moins chers provenant de Chine, alors que leurs salaires baissent ce qui a pour incidence d’annuler les avantages des importations peu chers ou bon marché. En outre, les travailleurs chinois améliorent leur niveau de vie et arrivent même à économiser une partie de leurs revenus alors que les travailleurs américains ont du mal à joindre les deux bouts et sont donc amener à emprunter plus d’argent pour maintenir leur niveau de vie.

La dette américaine totale, qui inclut les engagements non provisionnés comme Medicare et les assurances, a gonflé durant les 30 à 40 dernières années pour s’élever désormais à 300.000 milliards de dollarsCela représente presque 1700 % du PIB, le pire chiffre des pays développésMais même sans inclure les engagements non provisionnés, la dette américaine s’élève à 400 % du PIB, ce qui est énorme et intenable.

Ben Bernanke, ce magicien de la FED, a permis à la dette américaine d’exploser

 

Y a-t-il une chance que les Etats-Unis arrive à réduire cette dette au cours des années ou des décennies à venir ? Eh bien, ça ne fait aucun doute que cette dette ne sera jamais remboursée. Il suffit de prendre en compte la dette fédérale américaine de plus de 19.000 milliards de dollars. Bernanke est le principal responsable de l’explosion de cette dette. La dette publique américaine est passée de 8.000 milliards de dollars en 2006 à 17.000 milliards de dollars en 2014. Jusqu’à présent, et contrairement à son prédécesseur, Janet Yellen n’a fait croître la taille de la dette publique américaine que de 2.000 milliards de dollars. Mais Ce n’est qu’un début. Le CBO (Central Budget Office) prévoit une augmentation de la dette publique américaine de 9.000 milliards de dollars au cours des dix prochaines années pour atteindre un total délirant de 28.000 milliards de dollars. Mais cette projection reste “optimiste” puisqu’elle repose sur le postulat où les salaires et les recettes fiscales progresseraient à un rythme dit normal.

Mais si cette croissance dite normale des salaires et des recettes fiscales devenait décevante, nous pourrions facilement voir les déficits s’envoler en moyenne de 2.000 milliards de dollars par an, ce qui conduirait à voire croître la dette publique entre 38.000 et 50.000 milliards de dollars.Je sais que peu de gens vont souscrire à cette prévision, mais dites-moi qui aurait prévu un doublement de la dette publique américaine entre 2006 et 2014 ? Jusqu’à présent et depuis l’an 2000, tous les prévisionnistes à savoir, le FMI, la Banque mondiale, l’ OCDE, la Fed , d’autres banques centrales ainsi que l’ensemble des gouvernements se sont toujours trompés dans leurs prévisions qui étaient extrêmement optimistes. Et comme nous nous approchons du point culminant de la plus grande bulle financière et économique de toute l’histoire, leurs dernières prévisions ne seront que plus mauvaises.

Alors Qu’est-ce Druckenmiller, Dalio, Paulson, Singer, Bass et beaucoup d’autres fondateurs d’Hedge Funds ont tous en commun ? Eh bien, ils sont tous devenus milliardaires en identifiant les risques et en repérant  les tendances ainsi que les opportunités d’investissement. Et chacune de ces personnes voient les risques que je viens d’évoquer précédemment et recommandent l’or comme étant la meilleure classe d’actifs afin de se prémunir contre ce risque d’effondrement majeur et sans précédent qui se profile.

Le risque d’un effondrement majeur est dorénavant plus important qu’il ne l’a jamais été de toute l’histoire

Il est tout à fait évident que le risque d’effondrement, qu’il soit à la fois économique, financier et géopolitique, est aujourd’hui supérieur à ce qu’il a été à n’importe quel autre moment de l’histoire. Nous ne savons évidement pas quand ce risque va se transformer en un cataclysme mondial d’une ampleur que le monde n’a jamais connu auparavant. En revanche, tout comme pour l’ assurance incendie, vous devez vous protéger face à un événement majeur.

L’or est l’assurance la plus parfaite pour autant qu’il s’agisse de sa forme physique stockée en dehors du système financier. Car l’or a survécu à toutes les crises de l’histoire tout en conservant toujours son pouvoir d’achat, quelles que soient les circonstances.

Sources : kingworldnews - businessbourse

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