Présentée initialement par le clan Macron et la presse française comme une "fake news", l'information selon laquelle de la drogue a été livrée au bureau d'un député pro-Macron est aujourd'hui authentifiée. Démonstration.

Souvenez-vous : à la veille du second tour de l'élection présidentielle, et au lendemain de la publication en ligne de milliers de documents piratés de l'équipe Macron, la presse hexagonale -alignée sur Le Monde– était unanime. Ils'agissait là de révélations insignifiantes ou falsifiées.

Dans ces deux affirmations, la plupart des journalistes professionnels -censés vous rapporter rigoureusement les faits- ont énoncé une contre-vérité.

Mardi 23 mai, Mediapart a accusé le député PRG Alain Tourret, soutiend'Emmanuel Macron et candidat En Marche! aux élections légistatives,"d'utiliser son indemnité IRFM, censée couvrir des frais de mandat, à des fins beaucoup plus personnelles". La source du site? Les "Macron Leaks", considérés deux semaines plus tôt (juste avant le second tour) comme une "boule puante"venue de "l'extrême droite américaine".



La veille, lundi 22 mai, Panamza avait signalé que Mediapart  passait sous silence d'autres révélations issues de ces documents telle la connexion israélienne de Philippe Guez, banquier de Rothschild et leveur de fonds pour la campagne électorale.

Aujourd'hui, jeudi 25 mai, un autre élément d'information demeure occulté par les journalistes d'Edwy Plenel et leurs homologues de la presse traditionnelle à propos des "Macron Leaks" en général et du cas Tourret en particulier.

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Dès le week-end du second tour de l'élection présidentielle, des dizaines d'usagers de Twitter -francophones mais surtout étrangers- avaient indiqué que les documents piratés mettaient en cause le député Tourret, présenté comme le récipendiaire d'une substance pyschostimulante illégale (la 3-MMC) à sa boîte postale de l'Assemblée nationale.

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À l'exception du site Slate -qui rapporta brièvement l'info en la présentant aussitôt comme douteuse (Slate est présidé par Jacques Attali, l'ex-mentor de Macron…), la plupart des médias français ont gardé le silence.

Au surlendemain de la victoire de Macron, mardi 9 mai, Tourret -piraté de 4108 courriels de Gmail- a fait savoir qu'il portait plainte pour "faux et usurpation d'identité".



Les vendredi 12 et samedi 13 mai, deux experts informatiques -dont l'un est un spécialiste de la monnaie cryptographique Bitcoin- ont indépendamment l'un de l'autre fait connaître leurs conclusions positives quant à la véracité de la transaction de drogue.

L'analyste français : Frédéric Pierron. Dans un article précis et étayé publié le 13 mai, ce statiticien -qui estime nécessaire au passage de déplorer la récupération de l'info par la "fachosphère"– confirme néanmoins l'authenticité des 4 transactions (3 par Bitcoin, 1 par carte bancaire) opérées entre le 21 février et le 14 mars par (photo ci-dessous) François Machado, lejeune collaborateur parlementaire du dépensier Alain Tourret, et notamment la livraison (depuis la poste néerlandaise) des 4 colis (via un site de traçabilité) à l'Assemblée nationale.

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L'analyste anglophone : "Wh1sks" alias "crawlingfasta"Le 10 mai sur Reddit et le 12 mai sur Steemit, l'homme -qui se présente comme un "chercheur en hacking"– a fait savoir qu'il avait réagi à une fausse expertise -selon lui- publiée par le New York Times à propos des "Macron Leaks". Dans un article grossièrement pro-Macron, le quotidien avait interrogé Henk Van Ess, membre d'un média anglais lié aux cercles atlantistes– qui réfutacatégoriquement l'authenticité des transactions Bitcoin relatives à la drogue.

"Wh1sks" a contacté -captures d'écran à l'appui- le journal et fut mis en relation avec Van Ess pour comprendre son erreur d'interprétation. Ce dernier a ultérieurement fait savoir sur Twitter que le New York Times aurait modifié son analyse…

Pour conclure, reprenons ici la prudente assertion de Pierron :

Il y a donc bien eu livraison de drogue de synthèse à l’Assemblée Nationale.

Reste à déterminer le consommateur final : le jeune assistant parlementaire, le député ou un tiers qui avait moyen de récupérer le colis au dépôt postal dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale.

Une enquête financière et judiciaire quant à l'usage de la carte bancaire de l'assistant parlementaire (la dernière transaction de drogue fut réalisée par ce mode de paiement) s'impose.

L'affaire Tourret/Machado est importante en tant que nouvelle illustration éventuelle de l'impunité politico-médiatique dont bénéficie l'élite -notamment au regard de l'implacable sévérité policière encourue par tout consommateur de drogue résidant en banlieue.

HICHAM HAMZA

Panamza

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